Le mariage au Mali diffère selon les ethnies et les différentes castes.
Cependant, il est similaire sur plusieurs points.
Le mali est un pays laïc, cependant la plupart des mariages se font selon
les coutumes et traditions musulmanes.
La cérémonie du mariage au mali peut durer plusieurs semaines, car aucune
décision n’est prise à la légère
Nous voici en route pour un Long Dimanche de Mariage à Bamako.
La noix de colas
On ne peut commencer
cette visite sans expliquer l’importance de la noix de colas dans la culture de
l’Afrique de l’ouest.
La noix de colas est
un fruit très prisé, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce
l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême.
La noix de colas a
une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la
famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser.
Fiançailles
1/ La demande
Comme la plupart des
mariages coutumiers, le futur marié et les hommes de sa famille se rendent
chez la future mariée. Les noix de colas sont apportées par le prétendant pour
signifier auprès de la famille de la jeune fille qu’il souhaite l’épouser.
Après cette démarche,
la famille de la mariée doit prendre une décision. Aucune réponse ne sera
donnée le jour même.
A partir de cette
étape va commencer une longue séance de négociation qui peut prendre des
semaines voir des mois.
2/L’accord de la famille
de la future mariée
On laisse un temps
de réflexion à la future mariée, afin qu’elle soit sûr de son choix.
Car la famille de
celle-ci ne donne jamais de réponse le jour où le futur marié vient faire sa
demande.
Après l’accord de la
future mariée, sa famille fait intervenir un griot qu’elle enverra dans la
famille du marié. Celui-ci aura pour mission de communiquer les informations
(prochain rendez-vous, date, lieu) ainsi que la réponse de la future mariée de
façon officieuse…
La famille du futur
marié devra donc apporter un sac entier de noix de colas (environ 10 kilos). C’est acte
est très important, il signifie que la future mariée est d’accord et qu’à
présent, l’organisation des fiançailles peut commencer.
A la suite d’un accord verbal, la famille de la future mariée
fixe la dot, ainsi que les présents qui doivent être emmenés par la belle
famille et la date des fiançailles.
3/La dot
La dot est une somme d’argent symbolique que la belle-famille va demander au
futur marié.
Une partie de cette somme, seras remise à la future mariée et le
reste servira à acheter des vêtements et accessoires pour elle.
4/Le jour des fiançailles
Avant le jour des fiançailles qui a lieu dans la famille de la future
mariée, le futur marié fait parvenir à la belle famille, un sac de noix de
colas.
Ces colas seront mis dans des sacs plastiques accompagnés, de pièces de
monnaies et de sucreries.
Ils seront ensuite remis à la famille proche et aux amis lors des
fiançailles.
En fonction des moyens des familles, la cérémonie des fiançailles peut se
transformer en d’incroyables festivités.
La future mariée est entourée de sa famille proche et de ses amis, ainsi
que de sa future belle famille.
Selon la coutume le partage de colas, sert à informer la famille et les
amis du nouveau statut de la jeune fille et ainsi annoncer l’arrivé de
l’heureux évènement du mariage.
5/Le mariage
Le henné
La veille du mariage
religieux, la future mariée, ses proches et ses amis, se font faire du henné
par une DJABI DALLA (spécialiste du henné). Ce rituel consiste à porter chance
à la mariée, mais a aussi un caractère esthétique. Le henné sera mis sur les
mains et pieds de la future mariée.
Le mariage religieux
Au mali 90 % de la
population est de religion musulmane. De ce fait, avant le mariage civil a lieu
le mariage religieux. Comme le dit clairement la chanson D’amadou et Mariam, en
générale le Dimanche à Bamako c’est le jour de mariage.
Le jour , comme le
veut la tradition, les parents des jeunes mariés doivent se montrer discrets.
La place est laissée
aux marraines et parrains des jeunes mariés qui prennent les décisions
publiquement après avoir consulté les parents en toute discrétion.
Souvent, il s’agit
des frères et sœurs des parents comme le veut la coutume.
Son rôle sera de veiller au bon déroulement de la fête.
Peu de temps, la déclaration de mariage, célébré par un Himam.
Les rituels coutumiers commencent.
En effet, selon la coutume, la jeune mariée est installée, et entourée de
ses proches. Symboliquement, de l’eau sera passée sur sa tête, ses mains et ses
pieds. Cette étape consiste à purifier la mariée pour qu’elle commence sa
nouvelle vie en toute harmonie.
En fin de soirée, comme le veut la tradition, la mariée est habillée de
tissus blancs de la tête au pied.
Sa belle-famille vient la chercher pour l’emmener dans la maison familiale
des parents du futur marié.
Mais avant que la mariée ne franchise le seuil de la maison de ses parents.
Une ultime barrière s’impose, la coutume veut que ses frères et sœurs, cousins
et cousines ne la laissent s’en aller. En effet, ils refusent que leurs
sœurs s’en aillent. Et pour calmer les esprits la belle-famille doit leur
donner une somme d’argent symbolique.
C’est un moment fort d’émotion, un moment où les deux familles se taquinent.
Cette coutume permet aux familles de renforcer les liens pour établir de bonnes
relations.
Après tant de péripéties, et après les négociations avec les frères et
sœurs, la mariée peut enfin partir. Elle sera accompagnée de sa famille :
marraine, frère et sœur, cousine. Seuls ses parents n’auront pas le droit
de l’accompagner. Selon la coutume une mère ne doit pas accompagner sa fille
dans sa future vie car cela est signe de mauvais présage.
La magno (en général, c’est une femme âgée chargée de la préparation du
repas pour la jeune fille durant sa semaine chez sa belle-famille) fait aussi
parti du voyage, car c’est elle qui a l’obligation d’aller voir la jeune mariée
durant une semaine entière afin de s’assurer qu’elle se porte bien et de lui
emmener à manger.
La jeune mariée doit passer 7 jours sans sortir, toujours habillée de
blanc.
Elle devra aussi cacher son visage à chaque visiteur, toutefois sa
famille pourra aller prendre de ses nouvelles.
Durant cette semaine si particulière, la jeune mariée doit se purifier,
faire le vide.
Elle à des restrictions alimentaires, c’est pour cette raison que la magno
doit veiller sur elle et lui préparer des plats bien spécifiques tels que du
bouilli de riz, de l’eau bouillante, de la soupe. Selon la coutume ces aliments
servent à purifier le corps et l’esprit de la mariée.
Au bout du 7 -ème jour, à l’aube, le marié doit emmener sa femme chez ses
parents.
Cette journée, sera remplie d’émotion, ce sont des retrouvailles entre mère
et enfant. C’est la dernière journée de la jeune mariée chez ses parents avant
sa nouvelle vie.
Une fête intimiste est organisée. Sa famille et ses amis proches sont
conviés.
Passé ce jour, la jeune mariée quitte définitivement le foyer de ses
parents.
En général, le lendemain, a lieu le mariage civil suivi par un vin
d’honneur, le repas et la soirée !
Cette coutume est typique de l’Afrique de l’ouest, elle est encore
pratiquée de nos jours.
Ce sont des moments forts de sens et symboliques que même le temps n’arrive
pas à se défaire !
Une sœur de la mère
de la mariée est donc désignée comme représentante de la mère et fait office de
marraine
Très chers mariages peuls au Mali :
Les mariages sont riches en
rituels divers, et coûtent cher dans les familles peules. Ils se différencient
des mariages bambaras par le fait que le jeune marié n’a le droit de toucher sa
femme que le troisième jour, après une cérémonie dédiée aux bénédictions.
Les cérémonies du mariage coûtent cher
dans les familles peules. Le futur marié s’acquitte d’abord de la dot, qui
varie le plus souvent entre 110000 et 175000 FCFA, selon les exigences de la
famille de la future mariée.
Ensuite, le prétendant envoie deux valises. La
première doit être remplie de parures, de Bazin et de pagnes. Cette valise peut
coûter jusqu’à 200000 FCFA, voire plus. L’autre valise, remplie aussi d’habits,
de chaussures et d’autres parures pour la femme est généralement prise en
charge en grande partie par les sœurs du futur époux. L’homme doit ajouter à
cela une somme d’argent de son choix qui est destinée à coudre ces habits.
La dernière dépense est ce qu’on appelle le
« fouturu », un don de valeur que l’époux fait à sa femme. Ça peut
être de l’or, une importante somme d’argent ou encore une génisse. Tout ce que
la femme aura reçu pour la dot lui appartient, même en cas de divorce.
Une cérémonie riche en rituels :
La cérémonie du mariage commence à 15 heures. À 16
heures, quand les invités sont déjà installés, un rituel sacré commence, où les
anciens déclarent officiellement les mariés mari et femme.
Vers 20 heures, la mariée est soumise à un rituel au
cours duquel des chansons sur la bonne gestion du foyer sont interprétées. Elle
est habillée tout en blanc en présence de ses mamans, par une femme qui n’a
connu qu’un seul mari et qui est reconnue comme étant une bonne épouse.
Celle-ci s’occupera de la mariée durant toute la semaine. Le même rituel est
fait à l’époux par ses sœurs au même moment.
L’homme, en plus de sa tenue toute blanche, est
obligé de tenir un sabre pour chasser les mauvais esprits. Il lui est interdit
de s’en débarrasser. Il est toujours accompagné par un de ses amis, ou un homme de caste qui
est réquisitionné pour toute la semaine. Cette personne est son témoin, son
confident et son porte-parole, surtout au moment où il faut dire à l’assistance
que la nouvelle mariée a honoré ou pas sa famille
(entendez : si elle est vierge). L’homme peut en
toute liberté, pour certaines familles, garder ce secret pour lui tout seul.
La fête dure toute une semaine :
Le marié doit égorger un taureau pour le festin. Les
plus nantis en font égorger plus d’un, juste pour les trois premiers jours du
mariage. À partir du quatrième jusqu’au septième jour, un mouton est égorgé
chaque jour pour servir de repas aux invités. Dans la plupart des cas, ces
derniers passent toute la semaine chez le marié et sont à sa charge.
Mais chez les peuls, contrairement à ce que nous
voyons en milieu bambara, les nouveaux époux ne partagent pas la même chambre
nuptiale. Le marié ne touche sa femme qu’au troisième jour du mariage. Le soir
est organisé un rituel appelé « alfourou », une petite cérémonie qui
consiste à bénir les époux dans une pièce, en présence des parents et d’un
imam. C’est après ce rituel que, tard dans la nuit, la personne qui est chargée
d’entretenir la mariée, l’amène chez l’époux, pour la ramener à sa chambre
nuptiale à l’aube. Cette scène est répétée jusqu’au septième jour où la
célébration du mariage prend fin.
Le mariage au Mali diffère selon les ethnies et les différentes castes. Cependant, il est similaire sur plusieurs points.
Le mali est un pays laïc, cependant la plupart des mariages se font selon
les coutumes et traditions musulmanes.
La cérémonie du mariage au mali peut durer plusieurs semaines, car aucune
décision n’est prise à la légère
Nous voici en route pour un Long Dimanche de Mariage à Bamako.
La noix de colas
On ne peut commencer
cette visite sans expliquer l’importance de la noix de colas dans la culture de
l’Afrique de l’ouest.
La noix de colas est
un fruit très prisé, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce
l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême.
La noix de colas a
une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la
famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser.
Fiançailles
1/ La demande
Comme la plupart des
mariages coutumiers, le futur marié et les hommes de sa famille se rendent
chez la future mariée. Les noix de colas sont apportées par le prétendant pour
signifier auprès de la famille de la jeune fille qu’il souhaite l’épouser.
Après cette démarche,
la famille de la mariée doit prendre une décision. Aucune réponse ne sera
donnée le jour même.
A partir de cette
étape va commencer une longue séance de négociation qui peut prendre des
semaines voir des mois.
2/L’accord de la famille
de la future mariée
On laisse un temps
de réflexion à la future mariée, afin qu’elle soit sûr de son choix.
Car la famille de
celle-ci ne donne jamais de réponse le jour où le futur marié vient faire sa
demande.
Après l’accord de la
future mariée, sa famille fait intervenir un griot qu’elle enverra dans la
famille du marié. Celui-ci aura pour mission de communiquer les informations
(prochain rendez-vous, date, lieu) ainsi que la réponse de la future mariée de
façon officieuse…
La famille du futur
marié devra donc apporter un sac entier de noix de colas (environ 10 kilos). C’est acte
est très important, il signifie que la future mariée est d’accord et qu’à
présent, l’organisation des fiançailles peut commencer.
A la suite d’un accord verbal, la famille de la future mariée
fixe la dot, ainsi que les présents qui doivent être emmenés par la belle
famille et la date des fiançailles.
3/La dot
La dot est une somme d’argent symbolique que la belle-famille va demander au
futur marié.
Une partie de cette somme, seras remise à la future mariée et le
reste servira à acheter des vêtements et accessoires pour elle.
4/Le jour des fiançailles
Avant le jour des fiançailles qui a lieu dans la famille de la future
mariée, le futur marié fait parvenir à la belle famille, un sac de noix de
colas.
Ces colas seront mis dans des sacs plastiques accompagnés, de pièces de
monnaies et de sucreries.
Ils seront ensuite remis à la famille proche et aux amis lors des
fiançailles.
En fonction des moyens des familles, la cérémonie des fiançailles peut se
transformer en d’incroyables festivités.
La future mariée est entourée de sa famille proche et de ses amis, ainsi
que de sa future belle famille.
Selon la coutume le partage de colas, sert à informer la famille et les
amis du nouveau statut de la jeune fille et ainsi annoncer l’arrivé de
l’heureux évènement du mariage.
5/Le mariage
Le henné
La veille du mariage
religieux, la future mariée, ses proches et ses amis, se font faire du henné
par une DJABI DALLA (spécialiste du henné). Ce rituel consiste à porter chance
à la mariée, mais a aussi un caractère esthétique. Le henné sera mis sur les
mains et pieds de la future mariée.
Le mariage religieux
Au mali 90 % de la
population est de religion musulmane. De ce fait, avant le mariage civil a lieu
le mariage religieux. Comme le dit clairement la chanson D’amadou et Mariam, en
générale le Dimanche à Bamako c’est le jour de mariage.
Le jour , comme le
veut la tradition, les parents des jeunes mariés doivent se montrer discrets.
La place est laissée
aux marraines et parrains des jeunes mariés qui prennent les décisions
publiquement après avoir consulté les parents en toute discrétion.
Souvent, il s’agit
des frères et sœurs des parents comme le veut la coutume.
Son rôle sera de veiller au bon déroulement de la fête.
Peu de temps, la déclaration de mariage, célébré par un Himam.
Les rituels coutumiers commencent.
En effet, selon la coutume, la jeune mariée est installée, et entourée de
ses proches. Symboliquement, de l’eau sera passée sur sa tête, ses mains et ses
pieds. Cette étape consiste à purifier la mariée pour qu’elle commence sa
nouvelle vie en toute harmonie.
En fin de soirée, comme le veut la tradition, la mariée est habillée de
tissus blancs de la tête au pied.
Sa belle-famille vient la chercher pour l’emmener dans la maison familiale
des parents du futur marié.
Mais avant que la mariée ne franchise le seuil de la maison de ses parents.
Une ultime barrière s’impose, la coutume veut que ses frères et sœurs, cousins
et cousines ne la laissent s’en aller. En effet, ils refusent que leurs
sœurs s’en aillent. Et pour calmer les esprits la belle-famille doit leur
donner une somme d’argent symbolique.
C’est un moment fort d’émotion, un moment où les deux familles se taquinent.
Cette coutume permet aux familles de renforcer les liens pour établir de bonnes
relations.
Après tant de péripéties, et après les négociations avec les frères et
sœurs, la mariée peut enfin partir. Elle sera accompagnée de sa famille :
marraine, frère et sœur, cousine. Seuls ses parents n’auront pas le droit
de l’accompagner. Selon la coutume une mère ne doit pas accompagner sa fille
dans sa future vie car cela est signe de mauvais présage.
La magno (en général, c’est une femme âgée chargée de la préparation du
repas pour la jeune fille durant sa semaine chez sa belle-famille) fait aussi
parti du voyage, car c’est elle qui a l’obligation d’aller voir la jeune mariée
durant une semaine entière afin de s’assurer qu’elle se porte bien et de lui
emmener à manger.
La jeune mariée doit passer 7 jours sans sortir, toujours habillée de
blanc.
Elle devra aussi cacher son visage à chaque visiteur, toutefois sa
famille pourra aller prendre de ses nouvelles.
Durant cette semaine si particulière, la jeune mariée doit se purifier,
faire le vide.
Elle à des restrictions alimentaires, c’est pour cette raison que la magno
doit veiller sur elle et lui préparer des plats bien spécifiques tels que du
bouilli de riz, de l’eau bouillante, de la soupe. Selon la coutume ces aliments
servent à purifier le corps et l’esprit de la mariée.
Au bout du 7 -ème jour, à l’aube, le marié doit emmener sa femme chez ses
parents.
Cette journée, sera remplie d’émotion, ce sont des retrouvailles entre mère
et enfant. C’est la dernière journée de la jeune mariée chez ses parents avant
sa nouvelle vie.
Une fête intimiste est organisée. Sa famille et ses amis proches sont
conviés.
Passé ce jour, la jeune mariée quitte définitivement le foyer de ses
parents.
En général, le lendemain, a lieu le mariage civil suivi par un vin
d’honneur, le repas et la soirée !
Cette coutume est typique de l’Afrique de l’ouest, elle est encore
pratiquée de nos jours.
Ce sont des moments forts de sens et symboliques que même le temps n’arrive
pas à se défaire !
Une sœur de la mère
de la mariée est donc désignée comme représentante de la mère et fait office de
marraine
Très chers mariages peuls au Mali :
Les mariages sont riches en
rituels divers, et coûtent cher dans les familles peules. Ils se différencient
des mariages bambaras par le fait que le jeune marié n’a le droit de toucher sa
femme que le troisième jour, après une cérémonie dédiée aux bénédictions.
Les cérémonies du mariage coûtent cher
dans les familles peules. Le futur marié s’acquitte d’abord de la dot, qui
varie le plus souvent entre 110000 et 175000 FCFA, selon les exigences de la
famille de la future mariée.
Ensuite, le prétendant envoie deux valises. La
première doit être remplie de parures, de Bazin et de pagnes. Cette valise peut
coûter jusqu’à 200000 FCFA, voire plus. L’autre valise, remplie aussi d’habits,
de chaussures et d’autres parures pour la femme est généralement prise en
charge en grande partie par les sœurs du futur époux. L’homme doit ajouter à
cela une somme d’argent de son choix qui est destinée à coudre ces habits.
La dernière dépense est ce qu’on appelle le
« fouturu », un don de valeur que l’époux fait à sa femme. Ça peut
être de l’or, une importante somme d’argent ou encore une génisse. Tout ce que
la femme aura reçu pour la dot lui appartient, même en cas de divorce.
Une cérémonie riche en rituels :
La cérémonie du mariage commence à 15 heures. À 16
heures, quand les invités sont déjà installés, un rituel sacré commence, où les
anciens déclarent officiellement les mariés mari et femme.
Vers 20 heures, la mariée est soumise à un rituel au
cours duquel des chansons sur la bonne gestion du foyer sont interprétées. Elle
est habillée tout en blanc en présence de ses mamans, par une femme qui n’a
connu qu’un seul mari et qui est reconnue comme étant une bonne épouse.
Celle-ci s’occupera de la mariée durant toute la semaine. Le même rituel est
fait à l’époux par ses sœurs au même moment.
L’homme, en plus de sa tenue toute blanche, est
obligé de tenir un sabre pour chasser les mauvais esprits. Il lui est interdit
de s’en débarrasser. Il est toujours accompagné par un de ses amis, ou un homme de caste qui
est réquisitionné pour toute la semaine. Cette personne est son témoin, son
confident et son porte-parole, surtout au moment où il faut dire à l’assistance
que la nouvelle mariée a honoré ou pas sa famille
(entendez : si elle est vierge). L’homme peut en
toute liberté, pour certaines familles, garder ce secret pour lui tout seul.
La fête dure toute une semaine :
Le marié doit égorger un taureau pour le festin. Les
plus nantis en font égorger plus d’un, juste pour les trois premiers jours du
mariage. À partir du quatrième jusqu’au septième jour, un mouton est égorgé
chaque jour pour servir de repas aux invités. Dans la plupart des cas, ces
derniers passent toute la semaine chez le marié et sont à sa charge.
Mais chez les peuls, contrairement à ce que nous
voyons en milieu bambara, les nouveaux époux ne partagent pas la même chambre
nuptiale. Le marié ne touche sa femme qu’au troisième jour du mariage. Le soir
est organisé un rituel appelé « alfourou », une petite cérémonie qui
consiste à bénir les époux dans une pièce, en présence des parents et d’un
imam. C’est après ce rituel que, tard dans la nuit, la personne qui est chargée
d’entretenir la mariée, l’amène chez l’époux, pour la ramener à sa chambre
nuptiale à l’aube. Cette scène est répétée jusqu’au septième jour où la
célébration du mariage prend fin.