Première destination: les Comores

Bonjour à tous,

aujourd’hui nous allons entamer notre premier article qui portera sur le mariage comorien. Préparez-vous donc à voyager sur les îles de la lune.

Petite presentation des îles comores

Les Comores sont un archipel composé de quatre îles: Ngazidja (la Grande Comores), Moheli, Anjouan, Mayotte. Situés dans l’Ocean Indien, au large de la côte est de l’Afrique, plus précisément au nord de Madagascar, ce sont des îles particulièrement riches pour leur faune et leur flore. Les habitants de l’île, nommés les comoriens, sont très conservateurs de leur culture et tradition.

Mariage et traditions au Mali :

Le mariage au Mali diffère selon les ethnies et les différentes castes. Cependant, il est similaire sur plusieurs points.

Le mali est un pays laïc, cependant la plupart des mariages se font selon les coutumes et traditions musulmanes.

La cérémonie du mariage au mali peut durer plusieurs semaines, car aucune décision n’est prise à la légère 

Nous voici en route pour un Long Dimanche de Mariage à Bamako.

La noix de colas

On ne peut commencer cette visite sans expliquer l’importance de la noix de colas dans la culture de l’Afrique de l’ouest.

La noix de colas est un fruit très prisé, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême.

La noix de colas a une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser.

Fiançailles

1/ La demande

Comme la plupart des mariages coutumiers, le futur marié et les hommes de sa famille se rendent chez la future mariée. Les noix de colas sont apportées par le prétendant pour signifier auprès de la famille de la jeune fille qu’il souhaite l’épouser.

Après cette démarche, la famille de la mariée doit prendre une décision. Aucune réponse ne sera donnée le jour même.

A partir de cette étape va commencer une longue séance de négociation qui peut prendre des semaines voir des mois.

2/L’accord de la famille de la future mariée

On laisse un temps de réflexion à la future mariée, afin qu’elle soit sûr de son choix.

Car la famille de celle-ci ne donne jamais de réponse le jour où le futur marié vient faire sa demande.

Après l’accord de la future mariée, sa famille fait intervenir un griot qu’elle enverra dans la famille du marié. Celui-ci aura pour mission de communiquer les informations (prochain rendez-vous, date, lieu) ainsi que la réponse de la future mariée de façon officieuse…

La famille du futur marié devra donc apporter un sac entier de noix de colas (environ 10 kilos). C’est acte est très important, il signifie que la future mariée est d’accord et qu’à présent, l’organisation des fiançailles peut commencer.

A la suite d’un accord verbal, la famille de la future mariée fixe la dot, ainsi que les présents qui doivent être emmenés par la belle famille et la date des fiançailles.

3/La dot

La dot est une somme d’argent symbolique que la belle-famille va demander au futur marié.

Une partie de cette somme, seras remise à la future mariée et le reste servira à acheter des vêtements et accessoires pour elle.

4/Le jour des fiançailles

Avant le jour des fiançailles qui a lieu dans la famille de la future mariée, le futur marié fait parvenir à la belle famille, un sac de noix de colas.

Ces colas seront mis dans des sacs plastiques accompagnés, de pièces de monnaies et de sucreries.

Ils seront ensuite remis à la famille proche et aux amis lors des fiançailles.

En fonction des moyens des familles, la cérémonie des fiançailles peut se transformer en d’incroyables festivités.

La future mariée est entourée de sa famille proche et de ses amis, ainsi que de sa future belle famille.

Selon la coutume le partage de colas, sert à informer la famille et les amis du nouveau statut de la jeune fille et ainsi annoncer l’arrivé de l’heureux évènement du mariage.

5/Le mariage

Le henné

La veille du mariage religieux, la future mariée, ses proches et ses amis, se font faire du henné par une DJABI DALLA (spécialiste du henné). Ce rituel consiste à porter chance à la mariée, mais a aussi un caractère esthétique. Le henné sera mis sur les mains et pieds de la future mariée.

Le mariage religieux

Au mali 90 % de la population est de religion musulmane. De ce fait, avant le mariage civil a lieu le mariage religieux. Comme le dit clairement la chanson D’amadou et Mariam, en générale le Dimanche à Bamako c’est le jour de mariage.

Le jour , comme le veut la tradition, les parents des jeunes mariés doivent se montrer discrets.

La place est laissée aux marraines et parrains des jeunes mariés qui prennent les décisions publiquement après avoir consulté les parents en toute discrétion.

Souvent, il s’agit des frères et sœurs des parents comme le veut la coutume.

Son rôle sera de veiller au bon déroulement de la fête.

Peu de temps, la déclaration de mariage, célébré par un Himam.

Les rituels coutumiers commencent.

En effet, selon la coutume, la jeune mariée est installée, et entourée de ses proches. Symboliquement, de l’eau sera passée sur sa tête, ses mains et ses pieds. Cette étape consiste à purifier la mariée pour qu’elle commence sa nouvelle vie en toute harmonie.

En fin de soirée, comme le veut la tradition, la mariée est habillée de tissus blancs de la tête au pied.

Sa belle-famille vient la chercher pour l’emmener dans la maison familiale des parents du futur marié.

Mais avant que la mariée ne franchise le seuil de la maison de ses parents. Une ultime barrière s’impose, la coutume veut que ses frères et sœurs, cousins et cousines ne la laissent s’en aller. En effet, ils refusent que leurs sœurs s’en aillent. Et pour calmer les esprits la belle-famille doit leur donner une somme d’argent symbolique.

C’est un moment fort d’émotion, un moment où les deux familles se taquinent. Cette coutume permet aux familles de renforcer les liens pour établir de bonnes relations.

Après tant de péripéties, et après les négociations avec les frères et sœurs, la mariée peut enfin partir. Elle sera accompagnée de sa famille : marraine, frère et sœur, cousine. Seuls ses parents n’auront pas le droit de l’accompagner. Selon la coutume une mère ne doit pas accompagner sa fille dans sa future vie car cela est signe de mauvais présage.

La magno (en général, c’est une femme âgée chargée de la préparation du repas pour la jeune fille durant sa semaine chez sa belle-famille) fait aussi parti du voyage, car c’est elle qui a l’obligation d’aller voir la jeune mariée durant une semaine entière afin de s’assurer qu’elle se porte bien et de lui emmener à manger.

La jeune mariée doit passer 7 jours sans sortir, toujours habillée de blanc.

Elle devra aussi cacher son visage à chaque visiteur, toutefois sa famille pourra aller prendre de ses nouvelles.

Durant cette semaine si particulière, la jeune mariée doit se purifier, faire le vide.

Elle à des restrictions alimentaires, c’est pour cette raison que la magno doit veiller sur elle et lui préparer des plats bien spécifiques tels que du bouilli de riz, de l’eau bouillante, de la soupe. Selon la coutume ces aliments servent à purifier le corps et l’esprit de la mariée.

Au bout du 7 -ème jour, à l’aube, le marié doit emmener sa femme chez ses parents.

Cette journée, sera remplie d’émotion, ce sont des retrouvailles entre mère et enfant. C’est la dernière journée de la jeune mariée chez ses parents avant sa nouvelle vie.

Une fête intimiste est organisée. Sa famille et ses amis proches sont conviés.

Passé ce jour, la jeune mariée quitte définitivement le foyer de ses parents.

En général, le lendemain, a lieu le mariage civil suivi par un vin d’honneur, le repas et la soirée !

Cette coutume est typique de l’Afrique de l’ouest, elle est encore pratiquée de nos jours.

Ce sont des moments forts de sens et symboliques que même le temps n’arrive pas à se défaire !

Une sœur de la mère de la mariée est donc désignée comme représentante de la mère et fait office de marraine

            

  Très chers mariages peuls au Mali :

Les mariages sont riches en rituels divers, et coûtent cher dans les familles peules. Ils se différencient des mariages bambaras par le fait que le jeune marié n’a le droit de toucher sa femme que le troisième jour, après une cérémonie dédiée aux bénédictions.

Les cérémonies du mariage coûtent cher dans les familles peules. Le futur marié s’acquitte d’abord de la dot, qui varie le plus souvent entre 110000 et 175000 FCFA, selon les exigences de la famille de la future mariée.

Ensuite, le prétendant envoie deux valises. La première doit être remplie de parures, de Bazin et de pagnes. Cette valise peut coûter jusqu’à 200000 FCFA, voire plus. L’autre valise, remplie aussi d’habits, de chaussures et d’autres parures pour la femme est généralement prise en charge en grande partie par les sœurs du futur époux. L’homme doit ajouter à cela une somme d’argent de son choix qui est destinée à coudre ces habits.

La dernière dépense est ce qu’on appelle le « fouturu », un don de valeur que l’époux fait à sa femme. Ça peut être de l’or, une importante somme d’argent ou encore une génisse. Tout ce que la femme aura reçu pour la dot lui appartient, même en cas de divorce.

Une cérémonie riche en rituels :

La cérémonie du mariage commence à 15 heures. À 16 heures, quand les invités sont déjà installés, un rituel sacré commence, où les anciens déclarent officiellement les mariés mari et femme.

Vers 20 heures, la mariée est soumise à un rituel au cours duquel des chansons sur la bonne gestion du foyer sont interprétées. Elle est habillée tout en blanc en présence de ses mamans, par une femme qui n’a connu qu’un seul mari et qui est reconnue comme étant une bonne épouse. Celle-ci s’occupera de la mariée durant toute la semaine. Le même rituel est fait à l’époux par ses sœurs au même moment.

L’homme, en plus de sa tenue toute blanche, est obligé de tenir un sabre pour chasser les mauvais esprits. Il lui est interdit de s’en débarrasser. Il est toujours accompagné par un de ses amis, ou un homme de caste qui est réquisitionné pour toute la semaine. Cette personne est son témoin, son confident et son porte-parole, surtout au moment où il faut dire à l’assistance que la nouvelle mariée a honoré ou pas sa famille (entendez : si elle est vierge). L’homme peut en toute liberté, pour certaines familles, garder ce secret pour lui tout seul.

La fête dure toute une semaine :

Le marié doit égorger un taureau pour le festin. Les plus nantis en font égorger plus d’un, juste pour les trois premiers jours du mariage. À partir du quatrième jusqu’au septième jour, un mouton est égorgé chaque jour pour servir de repas aux invités. Dans la plupart des cas, ces derniers passent toute la semaine chez le marié et sont à sa charge.

Mais chez les peuls, contrairement à ce que nous voyons en milieu bambara, les nouveaux époux ne partagent pas la même chambre nuptiale. Le marié ne touche sa femme qu’au troisième jour du mariage. Le soir est organisé un rituel appelé « alfourou », une petite cérémonie qui consiste à bénir les époux dans une pièce, en présence des parents et d’un imam. C’est après ce rituel que, tard dans la nuit, la personne qui est chargée d’entretenir la mariée, l’amène chez l’époux, pour la ramener à sa chambre nuptiale à l’aube. Cette scène est répétée jusqu’au septième jour où la célébration du mariage prend fin.

 

Le mariage au Mali diffère selon les ethnies et les différentes castes. Cependant, il est similaire sur plusieurs points.

Le mali est un pays laïc, cependant la plupart des mariages se font selon les coutumes et traditions musulmanes.

La cérémonie du mariage au mali peut durer plusieurs semaines, car aucune décision n’est prise à la légère 

Nous voici en route pour un Long Dimanche de Mariage à Bamako.

La noix de colas

On ne peut commencer cette visite sans expliquer l’importance de la noix de colas dans la culture de l’Afrique de l’ouest.

La noix de colas est un fruit très prisé, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême.

La noix de colas a une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser.

Fiançailles

1/ La demande

Comme la plupart des mariages coutumiers, le futur marié et les hommes de sa famille se rendent chez la future mariée. Les noix de colas sont apportées par le prétendant pour signifier auprès de la famille de la jeune fille qu’il souhaite l’épouser.

Après cette démarche, la famille de la mariée doit prendre une décision. Aucune réponse ne sera donnée le jour même.

A partir de cette étape va commencer une longue séance de négociation qui peut prendre des semaines voir des mois.

2/L’accord de la famille de la future mariée

On laisse un temps de réflexion à la future mariée, afin qu’elle soit sûr de son choix.

Car la famille de celle-ci ne donne jamais de réponse le jour où le futur marié vient faire sa demande.

Après l’accord de la future mariée, sa famille fait intervenir un griot qu’elle enverra dans la famille du marié. Celui-ci aura pour mission de communiquer les informations (prochain rendez-vous, date, lieu) ainsi que la réponse de la future mariée de façon officieuse…

La famille du futur marié devra donc apporter un sac entier de noix de colas (environ 10 kilos). C’est acte est très important, il signifie que la future mariée est d’accord et qu’à présent, l’organisation des fiançailles peut commencer.

A la suite d’un accord verbal, la famille de la future mariée fixe la dot, ainsi que les présents qui doivent être emmenés par la belle famille et la date des fiançailles.

3/La dot

La dot est une somme d’argent symbolique que la belle-famille va demander au futur marié.

Une partie de cette somme, seras remise à la future mariée et le reste servira à acheter des vêtements et accessoires pour elle.

4/Le jour des fiançailles

Avant le jour des fiançailles qui a lieu dans la famille de la future mariée, le futur marié fait parvenir à la belle famille, un sac de noix de colas.

Ces colas seront mis dans des sacs plastiques accompagnés, de pièces de monnaies et de sucreries.

Ils seront ensuite remis à la famille proche et aux amis lors des fiançailles.

En fonction des moyens des familles, la cérémonie des fiançailles peut se transformer en d’incroyables festivités.

La future mariée est entourée de sa famille proche et de ses amis, ainsi que de sa future belle famille.

Selon la coutume le partage de colas, sert à informer la famille et les amis du nouveau statut de la jeune fille et ainsi annoncer l’arrivé de l’heureux évènement du mariage.

5/Le mariage

Le henné

La veille du mariage religieux, la future mariée, ses proches et ses amis, se font faire du henné par une DJABI DALLA (spécialiste du henné). Ce rituel consiste à porter chance à la mariée, mais a aussi un caractère esthétique. Le henné sera mis sur les mains et pieds de la future mariée.

Le mariage religieux

Au mali 90 % de la population est de religion musulmane. De ce fait, avant le mariage civil a lieu le mariage religieux. Comme le dit clairement la chanson D’amadou et Mariam, en générale le Dimanche à Bamako c’est le jour de mariage.

Le jour , comme le veut la tradition, les parents des jeunes mariés doivent se montrer discrets.

La place est laissée aux marraines et parrains des jeunes mariés qui prennent les décisions publiquement après avoir consulté les parents en toute discrétion.

Souvent, il s’agit des frères et sœurs des parents comme le veut la coutume.

Son rôle sera de veiller au bon déroulement de la fête.

Peu de temps, la déclaration de mariage, célébré par un Himam.

Les rituels coutumiers commencent.

En effet, selon la coutume, la jeune mariée est installée, et entourée de ses proches. Symboliquement, de l’eau sera passée sur sa tête, ses mains et ses pieds. Cette étape consiste à purifier la mariée pour qu’elle commence sa nouvelle vie en toute harmonie.

En fin de soirée, comme le veut la tradition, la mariée est habillée de tissus blancs de la tête au pied.

Sa belle-famille vient la chercher pour l’emmener dans la maison familiale des parents du futur marié.

Mais avant que la mariée ne franchise le seuil de la maison de ses parents. Une ultime barrière s’impose, la coutume veut que ses frères et sœurs, cousins et cousines ne la laissent s’en aller. En effet, ils refusent que leurs sœurs s’en aillent. Et pour calmer les esprits la belle-famille doit leur donner une somme d’argent symbolique.

C’est un moment fort d’émotion, un moment où les deux familles se taquinent. Cette coutume permet aux familles de renforcer les liens pour établir de bonnes relations.

Après tant de péripéties, et après les négociations avec les frères et sœurs, la mariée peut enfin partir. Elle sera accompagnée de sa famille : marraine, frère et sœur, cousine. Seuls ses parents n’auront pas le droit de l’accompagner. Selon la coutume une mère ne doit pas accompagner sa fille dans sa future vie car cela est signe de mauvais présage.

La magno (en général, c’est une femme âgée chargée de la préparation du repas pour la jeune fille durant sa semaine chez sa belle-famille) fait aussi parti du voyage, car c’est elle qui a l’obligation d’aller voir la jeune mariée durant une semaine entière afin de s’assurer qu’elle se porte bien et de lui emmener à manger.

La jeune mariée doit passer 7 jours sans sortir, toujours habillée de blanc.

Elle devra aussi cacher son visage à chaque visiteur, toutefois sa famille pourra aller prendre de ses nouvelles.

Durant cette semaine si particulière, la jeune mariée doit se purifier, faire le vide.

Elle à des restrictions alimentaires, c’est pour cette raison que la magno doit veiller sur elle et lui préparer des plats bien spécifiques tels que du bouilli de riz, de l’eau bouillante, de la soupe. Selon la coutume ces aliments servent à purifier le corps et l’esprit de la mariée.

Au bout du 7 -ème jour, à l’aube, le marié doit emmener sa femme chez ses parents.

Cette journée, sera remplie d’émotion, ce sont des retrouvailles entre mère et enfant. C’est la dernière journée de la jeune mariée chez ses parents avant sa nouvelle vie.

Une fête intimiste est organisée. Sa famille et ses amis proches sont conviés.

Passé ce jour, la jeune mariée quitte définitivement le foyer de ses parents.

En général, le lendemain, a lieu le mariage civil suivi par un vin d’honneur, le repas et la soirée !

Cette coutume est typique de l’Afrique de l’ouest, elle est encore pratiquée de nos jours.

Ce sont des moments forts de sens et symboliques que même le temps n’arrive pas à se défaire !

Une sœur de la mère de la mariée est donc désignée comme représentante de la mère et fait office de marraine

            

  Très chers mariages peuls au Mali :

Les mariages sont riches en rituels divers, et coûtent cher dans les familles peules. Ils se différencient des mariages bambaras par le fait que le jeune marié n’a le droit de toucher sa femme que le troisième jour, après une cérémonie dédiée aux bénédictions.

Les cérémonies du mariage coûtent cher dans les familles peules. Le futur marié s’acquitte d’abord de la dot, qui varie le plus souvent entre 110000 et 175000 FCFA, selon les exigences de la famille de la future mariée.

Ensuite, le prétendant envoie deux valises. La première doit être remplie de parures, de Bazin et de pagnes. Cette valise peut coûter jusqu’à 200000 FCFA, voire plus. L’autre valise, remplie aussi d’habits, de chaussures et d’autres parures pour la femme est généralement prise en charge en grande partie par les sœurs du futur époux. L’homme doit ajouter à cela une somme d’argent de son choix qui est destinée à coudre ces habits.

La dernière dépense est ce qu’on appelle le « fouturu », un don de valeur que l’époux fait à sa femme. Ça peut être de l’or, une importante somme d’argent ou encore une génisse. Tout ce que la femme aura reçu pour la dot lui appartient, même en cas de divorce.

Une cérémonie riche en rituels :

La cérémonie du mariage commence à 15 heures. À 16 heures, quand les invités sont déjà installés, un rituel sacré commence, où les anciens déclarent officiellement les mariés mari et femme.

Vers 20 heures, la mariée est soumise à un rituel au cours duquel des chansons sur la bonne gestion du foyer sont interprétées. Elle est habillée tout en blanc en présence de ses mamans, par une femme qui n’a connu qu’un seul mari et qui est reconnue comme étant une bonne épouse. Celle-ci s’occupera de la mariée durant toute la semaine. Le même rituel est fait à l’époux par ses sœurs au même moment.

L’homme, en plus de sa tenue toute blanche, est obligé de tenir un sabre pour chasser les mauvais esprits. Il lui est interdit de s’en débarrasser. Il est toujours accompagné par un de ses amis, ou un homme de caste qui est réquisitionné pour toute la semaine. Cette personne est son témoin, son confident et son porte-parole, surtout au moment où il faut dire à l’assistance que la nouvelle mariée a honoré ou pas sa famille (entendez : si elle est vierge). L’homme peut en toute liberté, pour certaines familles, garder ce secret pour lui tout seul.

La fête dure toute une semaine :

Le marié doit égorger un taureau pour le festin. Les plus nantis en font égorger plus d’un, juste pour les trois premiers jours du mariage. À partir du quatrième jusqu’au septième jour, un mouton est égorgé chaque jour pour servir de repas aux invités. Dans la plupart des cas, ces derniers passent toute la semaine chez le marié et sont à sa charge.

Mais chez les peuls, contrairement à ce que nous voyons en milieu bambara, les nouveaux époux ne partagent pas la même chambre nuptiale. Le marié ne touche sa femme qu’au troisième jour du mariage. Le soir est organisé un rituel appelé « alfourou », une petite cérémonie qui consiste à bénir les époux dans une pièce, en présence des parents et d’un imam. C’est après ce rituel que, tard dans la nuit, la personne qui est chargée d’entretenir la mariée, l’amène chez l’époux, pour la ramener à sa chambre nuptiale à l’aube. Cette scène est répétée jusqu’au septième jour où la célébration du mariage prend fin.

 

le mariage guinéen chez les malinkés

Cette grande communauté qui occupe un deuxième rang au pays après les peulhs en termes de popularité ethnique, a une culture assez riche et variée. Il serait difficile de généraliser le cas de mariage dans leur communauté, car il y’a plusieurs factions ou sous-groupes. Chaque famille célèbre son mariage selon sa descendance ou sa lignée comme je vous  explique «chez nous les malinkés, il y’a plusieurs sous ethnies chacun a sa façon de faire, comme les maninkas de Kankan sont tout à fait différents de ceux de Siguiri, chacun a sa coutume.

Le mariage reste un événement central dans la reproduction des structures familiales en pays Malinké. Ayant pour rôle essentiel d’assurer aux lignages une descendance légitime, et plus généralement de nouer ou reconduire les alliances inter-lignagères, le mariage est assorti d’un cérémonial spectaculaire, surtout en sa phase de « l’attachement de la cola » qui doit réunir la majeure partie de famille étendue pour consacrer l’union.

 Le mariage chez les Malinkés.

La noix de colas dans la culture de l’Afrique de l’ouest est très prisée, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême. La noix de colas a une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser

Les Malinkés de la guinée organisent à l’aide des noix de cola des rituels destinés à consolider les relations de couple : le jour du mariage, on enroule dans un pagne blanc deux tranches de cola (une rouge et une blanche) représentant les deux fiancés, on pose les mains dessus et on fait des incantations; le mariage est ainsi rendu indissoluble, il ne pourra être rompu qu’avec l’accord des deux parties en présence.

Les préceptes de l’islam, interdisent les excitants tels que l’alcool et le tabac, mais ils ne censurent pas la noix de cola. La diffusion de cette noix était autrefois fondée sur l’idée qu’elle était la « noix du prophète Mahomet » et que sa consommation favorisait l’entrée au paradis.

La population islamisée est ainsi devenue très friande de cette noix qu’on offre d’ailleurs aux Imams pendant la cérémonie du mariage dans la mosquée.

Chez la Mariée Malinké

On se bornera à rappeler ici que:

– le mariage reste un contrat liant deux familles et non deux individus

– il est soumis à des interdictions entre certains clans et classes, et à des règles prescriptives

– rassembler la dot est une épreuve longue et difficile, tant pour le jeune qui dépend de sa famille et pour le budget de la famille.

De manière chronologique, le mariage se déroule de la façon suivante :

Mais avant tout pour annoncer le mariage on fait ce que l’on appelle WOROTLAN qui est le partage des colas où on partage les colas à différentes membres de famille prévenu à l’avance pour annoncer le jour et le lieu du mariage.

Le lundi ou le mercredi: le LASSIGUILI (mise en chambre de la mariée) et le DJABILA (pose du henné) c’est le premier jour du mariage où la futur mariée doit rester dans sa chambre tout au long du mariage sauf pour des parties très précises de son mariage où sa présence est nécessaire.

Le Jeudi: le FOUROUSSIRI ou « Attachement de cola ». Il s’agit du mariage religieux, il se déroule à la mosquée et fait intervenir les imams en vue de l’union des futurs mariés. Il se fait en général le matin et ensuite on a le KOUN KOLI (lavage de la tête de la mariée) se fait généralement l’après-midi. Après cette cérémonie, la mariée est conduite chez son mari.

Et enfin le Dimanche: ils font le matin le KOUN DAN (tresses que l’on fait à la mariée) suivi de la sortie de la mariée en publique, des remises des dons et cadeaux des marraines et de ceux des invités, se fait le matin. Puis on a le DEBAN DON qui est la danse des marraines aux rythmes du Djembé.

Culture: Le « Magno Kompe », une tradition ancestrale Soninké

Le mariage chez la communauté soninké (MALI) se fait traditionnellement entre membres d’un même clan. Les différentes étapes de ce mariage sont, s’il s’agit d’un garçon et d’une fille qui se marient pour la première fois, rigoureusement calculées, suivies et traitées par les parents. Le jeune homme qui tombe amoureux d’une jeune fille, qui est dans la plupart des cas sa cousine, en parle à un Niahamala qui se chargera d’informer les parents de la fille et ceux du jeune garçon.

Une fois que les deux parties sont d’accord, les parents décideront d’informer les autres membres de leurs familles respectives et le marabout du village qui sera chargé de « nouer » le mariage par une cérémonie religieuse où le représentant du jeune garçon, qui peut être son père ou un membre de la famille assisté des témoins, conclura le mariage avec la bénédiction de l’imam du village. Mais auparavant, une fois que les fiançailles des deux jeunes futurs mariés commencent à s’éventer dans le village par le biais du « téléphone arabe », le jeune homme peut faire un premier geste, qui témoignera de sa bonne volonté et de sa bonne foi d’épouser la jeune fille en s’acquittant du « tamma ».

Ce « tamma » est ainsi considéré comme une sorte de « marque » qui fermera la porte à d’autres prétendants. Ce qui revient à dire que le mariage chez les Soninké suit traditionnellement, après l’accord des parents des futurs époux, deux étapes principales. La première étape est l’octroi du « tamma » qui est un symbole solide de garantie de la détermination du jeune homme à épouser la jeune fille. La deuxième, elle, est le paiement de la dote, qui peut d’ailleurs se faire à la veille de la célébration du mariage. Cependant, de nos jours, les jeunes générations, sans doute influencées par la scolarisation et le contact de la civilisation occidentale « moderne », commencent à remettre en question certaines étapes du mariage soninké.

Ainsi, le mariage « endogène » qui consiste, dans ce contexte, à ne prendre une femme que dans son clan est rigoureusement remis en question. Comme pour toute contestation, il y a toujours des nostalgiques de la tradition. Le plus souvent, les vieux et les jeunes qui n’ont pas été en contact avec le monde occidental, soit par l’école soit par l’immigration, restent fortement attachés aux coutumes traditionnelles du mariage. Tandis que les jeunes qui ont fréquenté l’école ou qui ont été en contact avec le monde européen par le biais de l’immigration protestent contre ces coutumes qu’ils considèrent être dépassées.

Le jour de la célébration du mariage, les jeunes mariés invitent leurs « fedalemu » pour passer la journée ensemble en jouant aux cartes ou en écoutant de la musique. Le mariage, chez les Soninké dure trois jours. A la veille du mariage, le jeune homme se choisit, parmi ses amis de confiance, quelqu’un qui deviendra son « housmanta ». Le « housmanta » est en quelque sorte le bras droit du jeune marié. C’est lui qui est chargé d’assister le jeune marié durant tout le mariage. La jeune fille, elle aussi, prend, parmi ses amies intimes, une fille ou une jeune femme qui jouera presque le même rôle que le « housmanta » du jeune garçon.

Après les trois jours de festivités, les invités commencent à prendre congé des jeunes mariés. Mais les deux « housmanta » restent avec ces derniers jusqu’à la sortie de « kerri kompo » (chambre nuptiale) de la jeune mariée, soit une semaine après. Au septième jour donc, les amies de la jeune mariée allaient, ensemble, faire la lessive pour les jeunes époux. Cette lessive collective est une occasion de présenter en public « les preuves » de la virginité de la jeune fille en exposant le drap blanc sur lequel les mariés ont passé leur première nuit de noce. Mais cette coutume commence à disparaitre complètement du mariage soninké.

Après la lessive collective susmentionnée, les parents des deux jeunes mariés se retrouvent pour exposer les habits et autres objets ménagers de la jeune mariée. En milieu soninké, comme dans la plupart des sociétés africaines traditionnelles et modernes, le jeune est tenu à préparer, avant le mariage, une valise pour sa future épouse. De même, les parents de cette dernière prépareront, depuis que leur fille commence à être pubère, leur valise et tous les objets ménagers qui animeront désormais la vie de la jeune épouse dans le foyer de son futur mari.

Le mariage traditionnel comorien: « Anda » ou grand mariage

Le Anda est une véritable institution qui détermine la classe sociale. A travers ce dernier, l’homme accède à un rang honorifique dans la hiérarchie sociale. Cette coutume joue un rôle important au sein de l’économie du pays dans la mesure où elle favorise les échanges à la fois directs (achats de nourriture, boissons, vêtements, or) et indirects (frais de taxis, photographe, musiciens, location de mobiliers). Cet évènement dure 9 jours en général.

Les étapes du anda

ETAPE 1: MOIFAKA

C’est la demande en mariage par le garçon. Il existe deux formules:

  • On peut envoyer une simple lettre (RAMLI). Si c’est la formule Ramli, le même jour, les « soeurs » du garçon (famille) vont chez la fille (ngwa rapvwao) mais n’ emmène rien.
  • ou alors envoyer 5 paounis ou boira ou un « ensemble » en or et 100.000 FC zigelegele. La délégation est composée de 10 personnes mais actuellement ce sont presque les notables de la ville qui font le déplacement. Si c’est la formule paounis, la famille de la fille envoie au garçon chaussures, parfum et 5 kofias (sorte de bonnets)

ETAPE 2: UPVEHA HE ZIDRU ( » l’envoi des affaires)

MADJILISSI : le madjilissi a pour but d’annoncer le mariage ( upvenua ye ndola) et de fixer la période du grand mariage après 6 mois ou un an selon les possibilités. Seuls les hommes se manifestent. Ils sont accueillis par des petits garçons d’une école musulmane fredonnant un chant religieux qu’on appelle le Kassuida. Tous portent des habits traditionnels conformes à leur rang social. C’est là qu’a lieu habituellement le jeudi soir, juste après la prière sur une place publique.

`

Ensuite, le soir même, a lieu le « djalico la mabélé » où les femmes manifestent leur joie à travers tout le village ou quartier.

ZIKOMBE ZAKAFE (tasses de café): L’ après midi d’avant le madjiliss, où le shama (association) de la soeur ou mère du garçon, vont servir du café les hommes. La parente du garçon remet une enveloppe de 150.000 FC à son association .

SHEREZO:    La famille de la fille envoie chez le garçon 3 kandous et un gâteau de100.000 FC. Et la famille du garçon rachète ces choses pour 500.000 FC et 200.000FC de Nkarwa

MTWALAAN : Une semaine avant le MEZA, on commence le mtwalaan (ubuwa mtwalaan).

Ensuite, le premier dimanche il y a ce qu’on appelle le  » Djéléwo  » qui consiste à distribuer de l’argent, du riz et de la viande de bœuf tué pour nourrir tout le village. Il y a aussi « le Chigoma cha laansuiri » qui a lieu habituellement les vendredis après-midi: chigoma veut dire tam-tam et Laansuiri veut dire l’après-midi en arabe.


Le soir du vendredi, il y a le « Djalico » donnée par des hommes vêtus d’un boubou et d’un costume comme dans le Madjlisse avec un kofia (sorte de bonnet spécifique aux comoriens) et dansent avec une canne tout le long de la rue pour aller vers la place publique afin de finir en « Sambé » qui est une en forme de cercle mouvementé.

Le samedi en fin de matinée, la plupart du temps, se sont les proches de la famille de la femme qui chantent en dansant le  » Bora » pendant que d’autres rangent et décorent la maison de la mariée pour que le marié et ses invités soient bien accueillis.

Pendant ce temps, chez le mari, il y a aussi un autre Bora où les invités de la famille du futur marié exposent l’or que l’on appelle le  » Mtawo » que le marié offrira à sa femme le jour où il va la rejoindre à son nouveau domicile:


Le soir, généralement à partir de 21h, il y a le « Toirab ». C’est une danse donnée par les hommes au cours duquel ils donnent de l’argent aux musiciens.

ETAPE 3: UTRIYA MOINA DAHONI

Le « umtriya moina dahoni consite à emmener le marié dans sa future demeure où il y rejoindra sa future femme.

Enfin, la dernière étape, le UKUMBI:

Célébrée le plus souvent le soir, la mariée sort vêtue sa robe de blanche afin de rejoindre les femmes qui sont installées dans une salle en vue de fêter l’heureux évènement.





Après cela, les mariés peuvent décider de faire un dîner dansant, à la façon occidentale mais ceci est facultatif.